Sophie Vitteaut
A Paris le 24 mars 2025
Une pratique sportive de plus en plus excessive fleurit. Le sport à outrance ou bigorexie est reconnue comme étant une addiction. Il s’agit d’un besoin irrépressible de pratiquer très intensément un sport et une difficulté à temporiser cette pratique.
Le Monde titrait récemment : « C’est un peu tabou de dire que le sport peut faire du mal » : la bigorexie, ou quand l’activité physique devient addiction[1]. Faire du sport à haute dose peut paraître sain. Mais lorsque l’activité physique entrave le corps, les relations et la vie, cela alerte sur le fait que quelque chose cloche.
La bigorexie peut avoir pour conséquences :
- Les blessures,
- les maladies,
- la prise de médicaments,
- la fixation sur l’amélioration des résultats tant au niveau du temps que de l’intensité et de la fréquence,
- l’isolement social,
- la diminution significative des autres activités…
Souvent, les proches signalent que cette pratique physique en excès porte les traits d’une fuite en avant. La difficulté à entendre et à prendre en compte cette parole protectrice de l’entourage est aussi un élément présent dans l’addiction. Parfois, l’activité est poussée si loin que l’être se blesse. Ce n’est pas obligé de se blesser pour s’écouter soi-même.
Débuter un travail de psychothérapie ou une psychanalyse aide à entendre ce qui se cache sous cette pratique excessive. Le rapport à son propre corps est complexe. Celui-ci est source de colère et de frustration. Comme cela n’est pas mis en mots, toutes ces émotions passent du côté de l’excès et de la possible mise en danger de soi-même.
Si vous souffrez de bigorexie, je vous invite à prendre rendez-vous avec un psychothérapeute. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter au 06.21.36.83.89 ou prendre rendez-vous sur doctolib.
[1] https://www.lemonde.fr/sport/article/2025/03/09/la-bigorexie-ou-quand-l-activite-physique-devient-addiction-c-est-un-peu-tabou-de-dire-que-le-sport-peut-faire-du-mal_6577476_3242.html