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Victime d’agression sexuelle, quand consulter?

guérir sa culpabilité et son masochisme
Sophie Vitteaut

Sophie Vitteaut

Psycothérapeute

Diplômée en psychologie clinique à l’Université Paris 7, je vous reçois pour une psychothérapie ou une psychanalyse dans mon cabinet situé au 88 boulevard de Charonne dans le 20ème arrondissement de Paris.

Victime d’agression sexuelle, quand consulter?

Sophie Vitteaut

A Paris, le 02 juin 2024

Abus sexuel, viol, attouchement, pédophilie, inceste sont des actes condamnables par la justice. Ces actes, allant à l’encontre du consentement de l’autre, font des ravages tant sur le plan psychique que corporel sur la personne qui en est victime et également sur l’entourage, qui se sent souvent impuissant.

Porter plainte permet de poser un acte symbolique puisqu’il fait intervenir un tiers. Faire intervenir la loi est important puisque cela pose des limites à l’agresseur. Cela permet également à la victime de poser une limite pour elle-même ; faire la distinction entre la civilisation et la barbarie, entre ce pour quoi elle consent et ce qui est forcé par l’autre et par conséquent, interdit. Parfois, cela est repérable dans la clinique, une culpabilité se fait jour et participe chez la victime, à ne pas porter plainte. Il est alors indiqué de pouvoir lever le voile sur les causes plus profondes de cette culpabilité pour s’en libérer et la détacher de l’acte agressif qui a été commis.

Cependant, lorsque la souffrance est présente, porter plainte n’est pas suffisant. Effectivement, une agression sexuelle peut réveiller une grande angoisse, de la colère, de l’incompréhension et des symptômes dont il est difficile de se défaire seul(e). Tout cela met en difficulté la vie quotidienne, la vie professionnelle et les relations intimes.

Souvent, les agressions sexuelles sont commises par des personnes de l’entourage, qui avaient toute la confiance des victimes avant. Ces situations, d’abus de confiance, viennent en plus apporter une confusion, une perte de repère, un doute sur les intentions de la personne que la victime pensait connaître. A cela, est ajouté parfois, le déni des personnes proches, qui n’ont pas la disponibilité psychique pour entendre les faits. La solitude peut alourdir la situation.

Une psychothérapie et/ou une psychanalyse aide à traverser les tempêtes qu’une agression sexuelle peut déclencher. Elles permettent, grâce à la technique des associations libres, d’approcher les émotions intenses de colère, de haine et d’agressivité que cela fait renaître. L’expression de ces émotions, en les articulant aux paroles dites librement, permet de dénouer les nœuds souffrants et de s’apaiser.

Sophie Vitteaut

Sophie Vitteaut

Psycothérapeute

Diplômée en psychologie clinique à l’Université Paris 7, je vous reçois pour une psychothérapie ou une psychanalyse dans mon cabinet situé au 88 boulevard de Charonne dans le 20ème arrondissement de Paris.